We are Orthodox Christian Greeks.
Because we are Orthodox Christians, we love our country, our people and all the peoples of the earth; this of course includes our African brothers and sisters.
Avec la bénédiction de son Éminence notre Archevêque et Père CHARITON, la fête de Tous les Saints africains a été célébrée pour la premiere fois au Village de Bena Mande, au Temple dédié aux Saints. Le Samedi 8/10 sous des menaces de pluie les vêpres ont eu lieu et le Dimanche 9/10 la Messe Solennelle accompagnée de la cérémonie de bénédiction des pains comme cela est de coutume.
Nous implorons le Grand Dieu pour que les bienfaiteurs se présentent avec l'aide pour la construction de ce temple afin de permettre aux fidèles de glorifier de façon digne son Grand Nom.
Bonne fête et Bon début de semaine.
Με την ευλογία του Σεβασμιωτάτου Μητροπολίτου και Πατρός ημών ΧΑΡΙΤΩΝΟΣ εορτάστηκε η εορτή ΠΑΝΤΩΝ ΤΩΝ ΑΦΡΙΚΑΝΩΝ ΑΓΙΩΝ στο χωριό ΜΠΕΝΑ ΜΑΝΤΕ όπου είναι να γίνει ανέγερση του Ιερού Ναού προς τιμήν τους. Μέγας εσπερινός το Σάββατο 8/10 με τη βροχή να απειλήσει και θεία λειτουργία τη Κυριακή 9/10 μετ' αρτοκλασίας.
Παρακαλούμε το Παντοδύναμο Θεό διά των πρεσβειών Πάντων των Αφρικανών Αγίων να βρεθούν ευεργέτες και βοήθεια για να κτιστεί ο ιερός Ναός ώστε να δοξάζει έντιμα και αξιοπρεπώς ο Λαός το Όνομά του.
La solennité des saints Pierre et Paul, le 29 juin,
permet de faire mémoire des martyrs de deux des apôtres parmi les plus
importants du christianisme, dont les destins hors du commun ont été
liés par une finalité commune.
« Rappelez-vous
la parole que je vous ai dite : un serviteur n’est pas plus grand que
son maître. Si l’on m’a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si
l’on a gardé ma parole, on gardera aussi la vôtre ». C’est avec ces
paroles rapportées par l’Évangile de Jean (Jn 15, 20) que Jésus annonce à ses disciples l’importance du martyr des premiers chrétiens. Parmi les douze présents, seuls deux ne le connaîtront pas : Judas Iscariote (Mt 27, 5),
et Jean, « le disciple bien-aimé », à qui Dieu permet de vivre
longtemps et de mourir sur l’île de Patmos, après la rédaction de
l’Apocalypse. Parmi ces morts, l’une devait rendre particulièrement
gloire à Dieu, celle de Pierre (Jn 21, 19).
Les Évangiles ne précisent néanmoins pas que l’une des raisons à cela
est que l’apôtre a partagé son destin avec Paul, à Rome.
Deux piliers de l’Église
Pour
rappel, simple pêcheur, Simon rebaptisé « Kephas » ou Pierre par Jésus,
est appelé avec son frère André à suivre le Seigneur sur le bord du lac
de Tibériade. Un événement qui provoque un complet bouleversement en
lui. Jésus ira jusqu’à lui dire : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je
bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur
elle » (Mt 16, 18).
Persécuteur des premiers chrétiens et citoyen romain, Saul, devenu
Paul, se convertit sur la route de Damas, grâce à une apparition de
Jésus (Ac 9, 3-18).
Il se consacre alors à l’évangélisation et se fait connaître comme
« apôtre des gentils » (des non-juifs) ou « des Nations ». Tous les deux
jouent un rôle décisif dans la fondation de l’Église.
En l’an 50 se tient le fameux « concile de Jérusalem ». Rapporté par le quinzième chapitre des Actes des Apôtres,
il porte sur l’ouverture des juifs chrétiens aux païens. La discussion a
lieu en réalité entre trois hommes : Jacques le juste, surnommé « le
frère du Seigneur » (Ga 1, 19),
qui dirige l’assemblée, Pierre et Paul. Cet événement, qui fixe le rôle
de la loi et celui du Christ dans le salut, est essentiel dans la
fondation de l’Église universelle, qui dépasse les simples juifs. Leurs
destins vont alors se séparer pour se recroiser une dizaine d’années
plus tard.En
64, Rome est incendié. L’empereur Néron, souvent soupçonné d’en être
l’auteur, profite de la tragédie pour persécuter les chrétiens, déclarés
coupables. « On livra aux supplices les chrétiens, sorte de gens
adonnés à une superstition nouvelle et dangereuse », explique-t-il.
L’évêque de Rome, Pierre, et Paul, qui se trouvent alors à Éphèse, sont
arrêtés. Si la tradition chrétienne relie cet épisode à celui du Grand
incendie, d’autres sources, comme la lettre de Clément de Rome, s’y
opposent. Qu’importe, les deux apôtres comparaissent devant Néron, qui
les condamne. Les deux hommes sont enfermés au Carcer Tullianum,
légendaire prison qui a déjà neuf siècles, et qui a vu passer de
célèbres prisonniers, comme Vercingétorix, après la prise des Gaules.
Pierre et Paul périssent tous deux vers l’an 67. Selon un apocryphe, les
Actes de Pierre, l’évêque de Rome refuse par humilité de mourir comme
le Christ ; il est alors crucifié la tête à l’envers. Paul, lui, est
décapité. Deux morts différentes, pour une même finalité : l’avènement
de l’Église.
La communion des saints avec Dieu dans les siècles à venir, ce sont des choses que l’œil n’a point vues, que l’oreille n’a point entendues,et qui ne sont point montées au cœur de l’homme, des choses queDieu a préparées pour ceux qui L’aiment (1 Corinthiens 2: 9). Ces choses sont le Royaume de Dieu que le Christ nous a dit de cher – cher par – dessus toutes les choses terrestres : «Cherchez d’abord leRoyaume de Dieu… et toutes ces choses vous seront données par–dessus» (Matthieu 6:33).
Quand l’archangeGabriel annonça à laVierge Marie la bonne nouvelle qu’elle donnerait naissance au Seigneur, il lui dit : “Tu auras un fils, et tu le nommeras Jésus. Il sera grand, et sera appelé le Fils du Très–Haut, et le Seigneur Dieu Lui donnera le trône de David, Son père. Il régnera sur la maison de Jacob[c’est–à–dire sur ceux qui croient en lui]pour toujours ; et son règne n’aura pas de fin(Luc 1:31–33). Par ces paroles, l’archange Gabriel a lié le Royaume de Dieu à la personne de Jésus–Christ. Il est le Roi des fidèles et, par Son Incarnation, le Royaume de Dieu s’est manifesté sur la terre. «Qu’est–ce que le Royaume[de Dieu] ? » demande le Christ, par l’intermédiaire de saint Jean Chrysostome. Et Il répond : «C’est ma présence.» Les paroles de saint Grégoire Palamas ont une significationsimilaire : «Avant que la Parole de Dieu ne se fasse homme, le Royaume des cieux était aussi loin de nous que le ciel l’est de la terre. Mais quand le Roi des cieux est venu à nous et a été très heureux des’unir à nous, alors le Royaume des cieux s’est approché de nous tous.» De ces paroles des Pères porteurs de Dieu, nous concluons que leRoyaume de Dieu est la vie près du Christ. C’est la vie conformément à la volonté de Dieu. Ainsi, puisque le Christ s’est fait homme et a vécu avec nous, nous avons la possibilité de vivre avec Lui, c’est–à– dire vivre dans le Royaume de Dieu. L’affirmationduChristqueleRoyaumedescieuxestproche (Matthieu 4:17) est l’annonce la plus joyeuse qui ait jamais été entendue. C’est pour cette raison que le récit de la vie et de l’enseignement du Christ a reçu le nom d’Évangile, qui signifie «bonnenouvelle» : c’est l’Évangile du Royaume (Matthieu 4 : 23). Le Royaume de Dieu c’est l’actualité de vivre, de bouger et d’avoir notreêtre en Jésus–Christ et il commence déjà dans notre vie actuelle surterre. Christ a dit un jour à ses disciples : «Quelques–uns de ceux qui sont ici ne mourront point, qu’ils n’aient vu le royaume de Dieu venir avec puissance.» (Marc 9 :1). Huit jours après avoir prononcé ces paroles, le Seigneur a été transfiguré sur le mont Tabor devant ses trois principaux disciples, leur montrant ainsi sa gloire incréée et leur révélantainsi la réalité du Royaume de Dieu. De même, ceux qui vivent en Christ pendant cette vie passeront à la vie éternelle, et verront ainsi le Royaume de Dieu venir avec puissance. Le Royaume de Dieu est venu avec l’Incarnation du Christ, et nous y entrons par le repentir. C’est pourquoi saint Grégoire Palamas nous exhorte à «produire des fruits dignes de repentance[cf. Mt 3, 8],afin d’hériter du Royaume des cieux»… La lumière qui ne se couchejamais brille sur nous; faisons notre chemin vers son éclat au moyende bonnes œuvres. Le repentir ouvre la voie pour que le Royaume des cieux devienne l’état interne de l’homme : «Le Royaume de Dieu est au milieu de vous» (Luc 17 : 21).
Tiré de: Hiéromoine Gregorios,La foi orthodoxe, l’adoration et la vie, pages 89–91, Mont Athos
Divine Liturgie
Jeudi 2 juin à 10h30: Ascension Épître: Actes 1, 1–12; Évangile: Luc 24,36–53 Dimanche 5:Les Pères du premier Concile Épître: Actes 20, 16–18, 28–36; Évangile: Jean 17, 1–13 Samedi 11 à 10h30:commémoration des défunts 12:Pentecôte Épître: Actes 2, 1–11; Évangile: Jean 7, 37–52; 8, 12 19:Tous les saints Épître: Héb. 11, 33–12, 2;Évangile: Mat 10, 32–33, 37–38; 19, 27–30 Du 20 au 28:jeûne des saints Apôtres Pierre et Paul 26:l’appel des disciples Épître: Rom. 2, 10–16; Évangile: Mat 4, 18–23 Mercredi 29 à 10 h.:St Apôtres Pierre et Paul Épître: 2 Cor 11, 21–12, 9;Évangile: Mat 16, 13–19
Sainte Transfiguration Grande–Rivière N–O Ile Maurice (derrière le garage Bala) Divine Liturgie Chaque dimanche à 9h30 Site WEB: http://orthodoxchurchmauritius.org PèreAthanasios, tel.: 57 33 32 53 E–mail:p.athanasios@myt.mu PèreIan, tel.: 52 57 90 53 E–mail:fr.ian@antiochian.org.nz
J'ai
trouvé ce livre par hasard parce que le prénom de ma petite fille peut
-être souhaité le jour de la Saint Silouane le 24 septembre Ce
starets Silouane né en en 1866 et décédé en 1938 a été canonisé en 1987
par l'église orthodoxe russe, simple moine, merveilleux moine "rempli de
douceur" écrira Nicolas Vélimirolitch.. Les illustrations de Gaëtan
Evrad faites à partir de documents de monastères sont magnifiques, très
douces dans leurs coloris et formes; C'est son histoire racontée en
BD Il vit dans une famille pauvre paysanne mais croyante. Il a 4 frères
et 2 sœurs et à l'âge de 4 ans lors de la visite d'un marchand il dit"
quand je serai grand, j'irai chercher Dieu par toute la terre". Le temps
passe il oublie cette parole. Il vit comme beaucoup, il est fort, un
jour où il a un peu trop bu il se bat violemment. Un jour il fit un
étrange rêve, il a entendu la voix de Marie. Il changea de vie, il
appris que Dieu pouvait pardonné même à un meurtrier ( il venait d'en
rencontré un qui avait été pardonné par Dieu de son crime). Devenir
moine lui revint en force. Il fit six années de service militaire . Il
fut très estimé pendant son service militaire...je vous laisse découvrir
la suite... IL a été canonisé en 1987 et présenté comme docteur
apostolitique et prophétique de l'eglise et du peuple chrétien.
In England
I found this book by chance because the name of my little daughter can be desired on the day of Saint Silouane on September 24 This
starets Silouane born in 1866 and died in 1938 was canonized in 1987 by
the Russian Orthodox Church, simple monk, wonderful monk “filled with
sweetness” will write Nicolas Vélimirolitch...
The illustrations of
Gaëtan Evrad made from monastery documents are magnificent, very soft in
their colors and shapes; It is his story told in comic book He lives in
a poor peasant but believing family. He has 4 brothers and 2 sisters
and at the age of 4 when visiting a merchant he says “when I grow up, I
will go to seek God all over the earth”.
Time passes, he forgets that
word. He lives like many, he's strong, a day when he drank a little too
much he fights violently. One day he had a strange dream, he heard the
voice of Mary. He changed his life, learned that God could forgive even a
murderer (he had just met one who had been forgiven by God for his
crime. Becoming a monk returned to him in strength. He had six years of
military service. He was very esteemed during his military service... I
let you discover the rest... He was canonized in 1987 and presented as
apostolitic and prophetic doctor of the Church and the Christian people.
Lorsque les Hagaréniens gouvernèrent l'île de Rhodes, l'un des
dirigeants souhaita reconstruire les remparts de la ville qui avaient
été ravagés par les sièges du passé. Aux alentours de la forteresse se
trouvaient plusieurs habitations en ruine, dont les Hagaréniens
récupérèrent les pierres pour leur construction.
En creusant cet endroit pour le consolider, ils découvrirent une église
particulièrement belle, qui était partiellement ensevelie sous les
ruines. En creusant jusqu’au sol de l’église, ils trouvèrent de
nombreuses saintes icônes, toutes pourries ou en triste état. Une icône
pourtant était intacte : elle semblait en effet avoir été peinte le
jour-même. Le hiérarque de ce lieu, du nom de Nil, un homme lettré et de
grande sainteté vint lire l'inscription de l'icône, qui mentionnait :
"Saint Phanourios".
Le saint est représenté tel un jeune homme, vêtu en soldat, tenant une
croix dans sa main droite, à la partie supérieure de la croix il y a une
bougie allumée. Tout autour de l'icône on peut voir douze scènes de
martyre, qui montrent le saint devant le juge, au milieu d'une multitude
de soldats qui le frappent à la bouche et la tête avec des pierres ;
étendu sur le sol fouetté par les soldats ; nu écorché par des crochets
de fer ; incarcéré dans un cachot ; à nouveau debout devant le tribunal
du tyran ; brûlé avec des bougies, lié à un chevalet de torture ; jeté
au milieu des bêtes sauvages ; écrasé par un grand rocher ; debout
devant les idoles tenant des charbons ardents dans ses mains, tandis
qu'un démon tout proche pleure et se lamente, et enfin debout au milieu
d'une fournaise ardente.
A la vue des douze scènes représentées sur l'icône, le saint hiérarque
perçut que le saint avait été un martyr. Aussitôt, une délégation fut
envoyée aux dirigeants, leur demandant la permission de restaurer
l'église. La demande fut rejetée. Alors, le hiérarque voyagea jusqu'à
Constantinople où il obtint un décret habilitant à reconstruire
l'église. Elle fut ainsi restaurée et peut être admirée à ce jour, en
dehors de la ville.
Le Miracle
À une certaine époque l'île de Crète n'avait pas de hiérarque orthodoxe,
mais un évêque latin, imposé par les Vénitiens qui occupaient l’île,
qui avaient habilement refusé de permettre la nomination d’un nouveau
hiérarque orthodoxe une fois le dernier décédé. Ce mauvais dessein
présupposait selon eux que du temps leur serait ainsi laissé pour
convertir les orthodoxes aux dogmes papistes. Si les hommes orthodoxes
souhaitaient obtenir l'ordination, ils devaient aller à Cythère.
Il arriva ceci que trois diacres, quittèrent la Crète pour se rendre à
Cythère pour y être ordonnés prêtres par l’évêque et lorsque cela fut
accompli, ils retournèrent dans leur pays, les Hagaréniens les
capturèrent en mer et les emmenèrent à Rhodes, où ils furent vendus
comme esclaves à d'autres Hagaréniens. Les prêtres nouvellement ordonnés
se lamentèrent sur leur malheur jour et nuit.
Mais à Rhodes, ils entendirent parler des merveilles opérées par St
Phanourios Le Grand Martyr, et aussitôt ils firent une supplication
fervente au saint, le conjurant avec larmes de les délivrer de leur
amère servitude. Et ils firent ceci, chacun séparément, sans savoir ce
que faisaient les autres, car ils avaient été vendus chacun à un maître
différent.
D'une certaine manière ou d’une autre il se produisit qu’ils furent tous
les trois autorisés par leurs maîtres à aller se recueillir dans
l’église du saint. Par hasard, ils arrivèrent tous ensemble en même
temps, ils se prosternèrent ainsi devant l'icône sacrée du saint, le
suppliant de les délivrer des mains des Hagaréniens.
St Phanourios (Fanourios, Fanurius)
Puis ils repartirent, un peu consolés, chacun chez son propre maître, en
espérant qu'ils obtiendraient miséricorde. C’est ce qui se produisit
car le Saint qui avait écouté leurs supplications eut pitié de leurs
larmes. Cette nuit-là il apparut aux Hagaréniens qui étaient les maîtres
des prêtres en captivité, et leur commanda de permettre aux serviteurs
de Dieu d’aller adorer Dieu dans son église faute de quoi cela pourrait
entraîner une destruction terrible sur eux. Mais les Hagaréniens,
pensant avoir affaire à de la sorcellerie, chargèrent les prêtres de
chaînes rendant encore plus lourds leurs tourments.
Le Grand Martyr Phanourios alla à eux la nuit, les libéra de leurs
liens, et les encouragea en leur disant que le lendemain, ils seraient
libérés par tous les moyens. Il apparut alors aux Hagaréniens et, leur
faisant de sévères reproches, leur déclara: «Si demain vous n'avez pas
rendu la liberté à vos serviteurs, vous verrez la puissance de Dieu!"
Sur ces paroles, le saint disparut. Le lendemain matin, dans les maisons
tous se réveillèrent, aveugles, paralysés et en outre tourmentés par
les affres les plus terribles.
Ils évaluèrent ce qui devait être fait, et décidèrent enfin de convoquer
les captifs. Quand les trois prêtres misérables vinrent, ils leur
demandèrent s'ils étaient en mesure de les guérir à quoi ils
répondirent: «Nous prierons Dieu. Que sa volonté soit faite.»
Mais le saint apparut de nouveau aux Hagaréniens la troisième nuit, et
leur dit: «Si vous n'envoyez pas à ma maison des lettres
d'affranchissement pour les prêtres, vous ne retrouverez ni la santé, ni
la lumière [la vue] que vous désirez ». Quand ils eurent à nouveau
discuté avec leurs proches et leurs amis, chacun composa une lettre
d'émancipation de son propre esclave, les lettres furent ensuite
déposées devant l'icône du saint.
Avant même que les messagers envoyés au temple soient de retour, ceux
qui auparavant étaient aveugles et paralysés, furent guéris, et
s'émerveillant ils rendirent la liberté aux prêtres et les renvoyèrent
dans leur patrie à l'amiable. Les prêtres, cependant, firent une copie
de l'icône de Saint Phanourios et la prirent avec eux dans leur pays,
ainsi chaque année la mémoire du Saint est-elle célébrée.
Mais si Saint Phanourios est dignement fêté chaque 27 aout comme Grand
Martyr de l'Église il est aussi pour beaucoup et pas seulement les
Chypriotes, le saint patron des objets perdus, il aide les gens à
retrouver ce qui a été perdu que ce soit un objet précieux ou non...
voire même la santé, ou le bonheur !
"Phanourios" vient du mot grec, «fanerono» (je révèle)
Si vous avez perdu quelque chose et que vous demandez de l'aide à Saint
Phanourios, vous devez faire ensuite un Fanouropita (gâteau pour St
Phanourios.)
Le gâteau cuit est apporté à l'église où il est béni par le prêtre de la paroisse.
Une fois béni, le Fanouropita est partagé et distribué aux fidèles de l'Église.
Voici la recette du Fanouropita :
1 tasse de sucre
1 tasse d'huile végétale
2 tasses de jus d'orange
3 / 4 tasse raisins secs clairs ou foncés
3 / 4 tasse de noix hachées
1 cuillère à café de bicarbonate de soude
1 c. à thé de vanille
4 tasses de farine
Battre le sucre et l'huile jusqu'à obtenir un mélange jaune crèmeux.
Dissoudre le bicarbonate de soude dans le jus d'orange et verser
lentement dans le mélange sucré. Ajouter les autres ingrédients et
verser dans un moule graissé. Cuire au four à 180° pendant 45-50
minutes ou jusqu'à ce qu'un couteau inséré en sorte sans trace de pâte.
Couper en carrés pour servir après sa bénédiction à l'église par le
prêtre de la paroisse.
Icône d'Agios Phanourios du temple historique de Saint Savvas dans la vieille Nicosie, qui est également le siège de la patriarcat d'Alexandrie à Chypre (à partir d'ici)
Le service divin dans le saint temple.Le patriarche d'Alexandrie bénit les fanouropites.
Située sur l'avenue Mohammed V de Tunis, l'église orthodoxe russe de
Tunis est une église qui date des années 1950. On vous fait découvrir
l’histoire de cet édifice religieux!
Consacrée en 1956 par l’archevêque Jean Maximovic ou Saint Jean de Shanghai et de San Francisco de l’Église russe hors frontière pour
l’Europe occidentale, l’église orthodoxe russe de Tunis, également
appelée église chrétienne orthodoxe russe de la Résurrection, est l’un
des édifices emblématiques de la ville de Tunis. En passant devant, on remarque sa dissemblance avec le reste des
bâtiments de l’avenue Mohammed V et de la ville de Tunis. Elle est
effectivement une reproduction stylisée de l’église de
l’Intercession-de-la-Vierge sur la Nerl située près de Moscou, en
Russie. L’église orthodoxe russe de Tunis a été érigée sur une propriété de
la communauté des Russes Blancs. Durant les années 1950, deux
communautés russes orthodoxes étaient déjà installées à Tunis et à
Bizerte depuis les années 1920 lorsqu’une vague de réfugiés de la flotte
de l’Armée blanche a débarqué en Tunisie. Elle a remplacé le local de la Médina dans lequel se déroulaient les
offices. Le projet de construction dirigée par l’architecte Mihail
Fedorovic et l’ingénieur Vladimir Efimovic Lagodovskij, membres de la
communauté des Russes blancs, a duré trois années. Source : Juliette Hueber et Claudine Piaton (dir.), Tunis Architectures 1860-1960, Ed. Honoré Clair (2016)
Saint Jean Maximovic de Shanghai et de San Francisco
Parler
du Père Jean semble facile pour autant que l’on n’entre pas dans le
détail des évènements de sa vie, car les actions miraculeuses et les
lignes forces de sa passion évangélique et christologique étaient
caractéristiques de sa vie unique et resplendissante. Mais combien
difficile est-il, par contre, de s’efforcer de s’approcher de la
profondeur exceptionnelle et de la ténacité inégalée qu’il déployait
dans ses activités.
Pour
la petite histoire il est toujours agréable de rappeler l’irritation de
la noblesse, qui n’hésitait pas à s’adresser à la hiérarchie ecclésiale
pour ordonner à ce « va-nu-pieds » d’évêque, de se chausser. Dans la
plus parfaite obéissance Vladika accepta les chaussures qu’on lui offrit
pour les emporter sous ses bras, déclenchant ainsi l’hilarité de
certains mais surtout l’irascibilité d’autres qui n’y comprenaient rien.
Tout
aussi plaisante est l’histoire de l’invitation à dîner qu’il avait
reçue et où il avait été placé en tête de table, près de l’épouse de
l’hôte qui s’était ornée les lèvres du rouge le plus flamboyant, alors
qu’il était bien connu que Vladika avait une sainte horreur du rouge à
lèvre. Il feignit ne pas réagir à cet éblouissant spectacle coloré mais
au moment où la soupe fut servie, il la porta à sa bouche et la versa
sur ses lèvres d’où elle dégoulinait dans sa barbe, la décorant ainsi de
vermicelles. Soudain, la dame comprit la raison du comportement étrange
de l’évêque et s’empressa, aussitôt, d’essuyer son rouge à lèvre, sur
quoi l’évêque poursuivit normalement son repas.
Il
n’avait nullement l’intention de se rendre intéressant, ce qu’il
faisait, en revanche, c’était de rendre l’assistance attentive à
l’importance de vivre sa vie en Christ ; il voulait être un véritable
évêque, un berger pour son troupeau, un père pour ses prêtres, un
successeur et épigone du Christ, le Bon Pasteur. Et nous savons tous que
Vladika Jean fut cet évêque, une icône en chair et en os de son Maître.
Après
son sacre, dans sa première homélie comme évêque, il témoigna en
paroles de ce qu’il ferait, magistralement, en actes plus tard : il
aspirait à se donner à sa tâche corps et âme, afin de, pour reprendre
ses propres paroles, achever la mission du Christ : Le Christ est
descendu sur la terre pour rétablir en l’homme l’icône de Dieu qui avait
été dénaturée ; pour appeler les hommes afin de les ramener à l’unité.
Il appartient au berger de renouveler et d’éclairer les hommes. Que
peut-il y avoir de plus grand que de recréer la Création de Dieu ? Que
peut-on offrir de mieux à son prochain que la préparation à la vie
éternelle ? C’est de cela, précisément, qu’il avait fait sa mission :
ouvrir à tous les portes du Royaume de Dieu, sans distinction de race,
de couleur ou de langue, en disant : Pénétré de l’universalité de
l’Eglise, le soin du berger ne saurait se limiter aux seules brebis qui
lui ont été confiées, mais il doit porter les yeux de son cœur sur la
totalité de l’Eglise du Christ.
Vladika
Jean n’appréciait pas le luxe, ni la pompe ni l’éclat. Jamais il ne s’y
était associé en donnant pompeusement des ordres depuis les hauteurs de
son trône épiscopal. Jamais il ne cherchait à se faire remarquer ou à
impressionner, il s’opposait violemment à pareil comportement. Il avait
en horreur ceux qui jouent la comédie et il ne supportait pas les
ecclésiastiques paradant à l’autel. La vanité dont un éventuel évêque ou
archimandrite pouvait se rendre coupable déclenchait inévitablement une
réaction ferme de la part de Vladika Jean. Dans ce contexte, le récit
cocasse suivant est d’ailleurs bien connu : un évêque que je ne nommerai
pas était tellement fier de sa nouvelle mitre que Vladika se rua sur
lui et la lui enfonça de ses deux mains jusqu’au narines… la petite
taille de Vladika et l’imposante stature de ce grand évêque ne faisait
qu’ajouter au tableau… L’évêque était ainsi obligé de continuer à
célébrer l’office à l’autel littéralement à « l’aveuglette », aveuglé
qu’il était de vanité. Pour Vladika Jean, il n’y avait pas de place pour
les honneurs humains ou l’orgueil à l’autel où l’on servait Dieu. Il
était toujours et partout un serviteur de Dieu et le vivait humblement
tous les instants de sa vie. C’est précisément cela qu’il cherchait à
enseigner à tous les chrétiens, et en premier aux prêtres, car tous ceux
qui se trouvaient, se trouvent ou se trouveront devant l’autel du
Christ s’y trouvent en Son Nom et non en leur nom.
Il
abhorrait tout signe d’autorité et défendait l’orthodoxie vraie telle
qu’il l’avait pratiquée et vue pratiquée, et voulait transmettre ce
savoir à tous ceux qu’il rencontrait, où que ce soit, dans tous pays ou
régions, partout où il passait. Il définissait sa mission à Shanghai
ainsi : «C’est pour cela qu’on m’envoie en Orient, dans les contrées
dites du soleil levant, mais qui ont surtout besoin du rayonnement
spirituel du Soleil de Justice. » Annoncer le Christ en paroles, et
humblement le prendre en exemple dans ses propres agissements étaient
son but, sa mission sur terre. Rien ni personne ne pouvaient l’en
détourner
Le
Christianisme véritable ne se résume pas à des considérations
intellectuelles mais doit être le cœur de la vie. Le Christ n’est pas
descendu sur terre pour donner aux hommes des connaissances nouvelles,
mais pour les appeler à une vie nouvelle. Son ascèse et sa vie de prière
en étaient des exemples vivants et atteignaient une profondeur
inimaginable selon les normes modernes. Vladika ne dormait jamais plus
de deux heures par nuit, et jamais dans un lit, soit dans une chaise,
soit à genoux devant les icônes. Le reste du temps il priait, car son
cœur était tellement grand qu’il vivait la douleur ou la tristesse que
les fidèles lui confiaient dans ses propres entrailles. Il n’est donc
pas surprenant que Dieu l’ait glorifié par des signes extérieurs
visibles. Pendant la proscomédie à laquelle il consacrait toujours
énormément de temps, il lui arrivait d’être tellement pris par la prière
qu’il s’élevait d’un demi mètre au dessus de la terre sans même qu’il
ne s’en rendît compte. En célébrant la Divine Liturgie il lui arrivait
souvent d’être illuminé de la lumière incréée à la plus grande
stupéfaction de nombreux fidèles bien sûr.
Tout aussi remarquables étaient son amour pour l’homme et sa confiance en Dieu.
Dans
une allocution il disait : «Dans son souci du salut des âmes, un berger
ne peut ignorer les inévitables besoins physiques de l’homme. Il ne
devrait pas être permis de prêcher l’Evangile sans effectivement
manifester de l’amour. »
Ce
n’était pas parce qu’il était évêque qu’il aurait renoncé à se rendre
dans les quartiers les plus mal famés et les ruelles les plus sombres de
Shanghai pour aller à la recherche de bébés abandonnés dans les
immondices, ou d’enfants handicapés ou mutilés rejetés de la société. Il
les accueillait tous dans son cœur, et un grand nombre aussi dans son
orphelinat. On pourrait même dire qu’il est miraculeux qu’il n’ait pas
été assassiné dans ces endroits qui ne connaissaient pas le luxe de
l’électricité ; en effet, c’étaient des endroits obscurs, au propre et
au figuré, où se passaient des choses qui ne supportent de toute façon
pas la lumière.
Peut-être
pensait-on que ce petit homme courbé qui déambulait dans les rues de
Shanghai était un pauvre petit évêque dépravé à la recherche de quelque
bibelot qu’il vendrait pour avoir de l’argent avec lequel s’acheter de
l’alcool ou de l’opium. Les prêtres de l’époque auront sans doute
également trouvé ce comportement particulièrement choquant. Mais j’ai
quand même beaucoup de peine à comprendre qu’il puisse y avoir eu des
prêtres qui n’appréciaient pas leur évêque, pire même, qui voulaient sa
mort. Mais comment se peut-il donc, que des personnes qui prétendent
annoncer et expliquer l’Evangile à l’Eglise, se permettent, pendant la
Nuit Pascale, d’ourdir des complots afin d’empoisonner Vladika Jean en
mélangeant du poison au vin qu’il utiliserait pour nettoyer le calice,
lui, qui était un Evangile vivant, mais en tous points identique à celui
que ses détracteurs proclamaient pompeusement ?
Mais
il s’attendait à ce genre d’avatars lorsqu’il disait : La tâche d’un
berger n’est pas facile, car il doit lutter contre la nature de l’homme
contaminée par le péché; souvent il se heurte à l’incompréhension, ou à
l’opposition délibérée, voire à la haine de ceux qu’il aime et qu’il
essaie de secourir. Le sens du sacrifice de soi, l’amour qu’il porte à
son troupeau doivent être incommensurables.
Vivre
réellement et foncièrement l’Evangile dans ces proportions radicales
là, ne plaît sans doute pas trop à l’homme parce que cela le force à
réfléchir et à méditer sur ses propres actes. Pareille introspection
interpelle la conscience et suscite des interrogations et des défis que
l’on préfère esquiver. Des déclarations grandiloquentes et ronflantes à
propos du « multiculturalisme » et de « l’inter religiosité » ne lui
étaient pas réservées. Seul comptait son amour chaleureux et cordial
pour ceux qui étaient marqués par la vie ou ployaient sous la tristesse
et l’échec. C’est à eux que s’adressaient toute son attention et ses
soins, sans distinction de race, de couleur, de sexe, d’origine, ou de
confession. Entendons ses propres paroles : Le berger doit sentir la
douleur de ses brebis. Sa vie ne lui appartient pas, il doit être
capable de subir toute vexation ou persécution, voire la mort, pour les
guérir..
Quand
Vladika Jean agissait, il le faisait dans la plus grande simplicité,
comme simple serviteur de Dieu. Lorsqu’un jour il alla, au vu et au su
de tout le monde, dans un grand hôpital de Shanghai, il s’y rendit
d’abord, à la consternation générale, dans une chambre où une mère juive
soignait son fils qui fut guéri par la prière de Vladika, sans qu’il
ait tenu compte de la confession de cette personne. Pour Vladika Jean,
toute personne, quelle qu’elle soit, était un enfant de Dieu et une
icône du Christ. Là où régnait la misère, il était le premier arrivé
pour apporter réconfort et consolation. L’Archevêque Jacques, de
bienheureuse mémoire, racontait comment, lors du retour de Vladika Jean
aux Etats-Unis après une tournée en Europe, il refusa obstinément de
prendre la route de l’aéroport de Schiphol où l’avion était prêt pour le
départ, pour aller, à la stupéfaction générale, au chevet d’un mourant
inconnu dont il avait entendu intérieurement l’appel à l’aide. Le Père
Adrien lui dit : « Vladika, vous allez rater l’avion ! » D’un mouvement
brusque, il se retourna et répondit sèchement : « Est-ce que c’est vous
qui assumerez les conséquences s’il devait mourir …? » Vladika s’est
donc rendu à l’hôpital, a prié et entendu la confession du mourant.
L’avion, toujours prêt pour le départ, n’a décollé que lorsque Vladika
Jean s’était enregistré et était monté à bord.
Vladika
Jean répondait aux besoins des hommes et ne permettait jamais que la
moindre préoccupation sociale empêchât un prêtre de remplir ses
fonctions ecclésiales. A son esprit étaient toujours présentes ces
paroles de l’Ecriture Sainte : « Il ne convient pas que nous délaissions
la parole de Dieu pour le service des tables. » ( Actes 6,2)
Très
chers frères et sœurs, la vie de Vladika Jean est truffée de scènes
miraculeuses qui faisaient et font encore toujours le tour du monde,
même sur l’internet maintenant. Exemplaires et réputés étaient l’élan
foncièrement chrétien et la passion évangélique de son parcours de vie :
une vie d’humilité dans son amour énorme et à la fois noble pour Dieu,
pour l’homme, et pour la vérité de la Foi Orthodoxe. N’est-il pas
regrettable que ceux qui suivent son exemple soient si rares?
L’église orthodoxe Russe Saint-Alexandre-Nevski de Bizerte, un chef d’oeuvre architectural remarquable!
Edifiée vers la fin des années 1930, l’église Saint-Alexandre-Nevski
ne passe pas inaperçue dans la ville de Bizerte grâce à son
architecture remarquable. On vous fait découvrir l’histoire de cet
incroyable bâtiment!
Située à Bizerte, l’église Saint-Alexandre-Nevski est
une église dépendant de l’Église orthodoxe russe édifiée entre 1937 et
1938. C’est en souvenir de l’escadre russe que cette église fut
construite suite à l’autorisation des autorités françaises en 1936. Le
projet de construction a été confié au colonel du génie N.S.
Soukharjevski et l’église a été dédiée à saint Alexandre Nevski. Construite en style néo-russe, l’intérieur de cette église est aussi
splendide que son extérieur. On y trouve une plaque de marbre où sont
gravés les noms des navires de l’escadre russe de Bizerte. Les portes
royales de l’iconostase sont recouvertes du drapeau de Saint-André,
emblème de la marine impériale russe. Restaurée après la Seconde Guerre mondiale, cette église fut
abandonnée pendant quelques années lors de l’indépendance de la Tunisie
en 1956. En effet, à l’exception des deux services célébrés à Noël et
à Pâques, l’église a été laissée à l’abandon car la plupart des
paroissiens russes ont quitté la Tunisie à cette époque. Mais à partir de la fin des années 1980, la vie paroissienne reprend
petit à petit avec le retour des épouses de Tunisiens originaires
de Russie, de Biélorussie ou d’Ukraine qui se sont installés dans les
environs de l’église. En 2006, le Conseil municipal de Bizerte a décidé de baptiser la
place devant l’église du nom d’Anastasia Manstein-Chirinsky qui fut
officieusement à la tête des paroissiens pendant de nombreuses années et
la dernière survivante de l’époque de l’escadre russe.