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Τετάρτη 12 Οκτωβρίου 2022

La fête de Tous les Saints africains a été célébrée pour la premiere fois au Village de Bena Mande, Kongo // Η εορτή ΠΑΝΤΩΝ ΤΩΝ ΑΦΡΙΚΑΝΩΝ ΑΓΙΩΝ στο Κονγκό (9 Οκτωβρίου)


Archevêque de Kananga et tout Kasaï - Chariton Musungayi

Avec la bénédiction de son Éminence notre Archevêque et Père CHARITON, la fête de Tous les Saints africains a été célébrée pour la premiere fois au Village de Bena Mande, au Temple dédié aux Saints. Le Samedi 8/10 sous des menaces de pluie les vêpres ont eu lieu et le Dimanche 9/10 la Messe Solennelle accompagnée de la cérémonie de bénédiction des pains comme cela est de coutume. 

Nous implorons le Grand Dieu pour que les bienfaiteurs se présentent avec l'aide pour la construction de ce temple afin de permettre aux fidèles de glorifier de façon digne son Grand Nom.

Bonne fête et Bon début de semaine.
 
 

Με την ευλογία του Σεβασμιωτάτου Μητροπολίτου και Πατρός ημών ΧΑΡΙΤΩΝΟΣ εορτάστηκε η εορτή ΠΑΝΤΩΝ ΤΩΝ ΑΦΡΙΚΑΝΩΝ ΑΓΙΩΝ στο χωριό ΜΠΕΝΑ ΜΑΝΤΕ όπου είναι να γίνει ανέγερση του Ιερού Ναού προς τιμήν τους. Μέγας εσπερινός το Σάββατο 8/10 με τη βροχή να απειλήσει και θεία λειτουργία τη Κυριακή 9/10 μετ' αρτοκλασίας.
Παρακαλούμε το Παντοδύναμο Θεό διά των πρεσβειών Πάντων των Αφρικανών Αγίων να βρεθούν ευεργέτες και βοήθεια για να κτιστεί ο ιερός Ναός ώστε να δοξάζει έντιμα και αξιοπρεπώς ο Λαός το Όνομά του.
Χρόνια πολλά σε όλους και καλή εβδομάδα.


Περισσότερα:

Archevêque de Kananga et tout Kasaï - Chariton Musungayi
 
 
 

Τετάρτη 29 Ιουνίου 2022

Pourquoi Pierre et Paul sont fêtés le même jour ?

Icône sainte des saints Pierre et Paul du Burundi

The metropolitan of Burundi and Rwanda wishes many years those who are celebrating their name day of Saints Peter and Paul

Pere Basile Bonane

fr.aleteia.org

La solennité des saints Pierre et Paul, le 29 juin, permet de faire mémoire des martyrs de deux des apôtres parmi les plus importants du christianisme, dont les destins hors du commun ont été liés par une finalité commune.

« Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : un serviteur n’est pas plus grand que son maître. Si l’on m’a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l’on a gardé ma parole, on gardera aussi la vôtre ». C’est avec ces paroles rapportées par l’Évangile de Jean (Jn 15, 20) que Jésus annonce à ses disciples l’importance du martyr des premiers chrétiens. Parmi les douze présents, seuls deux ne le connaîtront pas : Judas Iscariote (Mt 27, 5), et Jean, « le disciple bien-aimé », à qui Dieu permet de vivre longtemps et de mourir sur l’île de Patmos, après la rédaction de l’Apocalypse. Parmi ces morts, l’une devait rendre particulièrement gloire à Dieu, celle de Pierre (Jn 21, 19). Les Évangiles ne précisent néanmoins pas que l’une des raisons à cela est que l’apôtre a partagé son destin avec Paul, à Rome. 

Deux piliers de l’Église

Pour rappel, simple pêcheur, Simon rebaptisé « Kephas » ou Pierre par Jésus, est appelé avec son frère André à suivre le Seigneur sur le bord du lac de Tibériade. Un événement qui provoque un complet bouleversement en lui. Jésus ira jusqu’à lui dire : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle » (Mt 16, 18). Persécuteur des premiers chrétiens et citoyen romain, Saul, devenu Paul, se convertit sur la route de Damas, grâce à une apparition de Jésus (Ac 9, 3-18). Il se consacre alors à l’évangélisation et se fait connaître comme « apôtre des gentils » (des non-juifs) ou « des Nations ». Tous les deux jouent un rôle décisif dans la fondation de l’Église.

En l’an 50 se tient le fameux « concile de Jérusalem ». Rapporté par le quinzième chapitre des Actes des Apôtres, il porte sur l’ouverture des juifs chrétiens aux païens. La discussion a lieu en réalité entre trois hommes : Jacques le juste, surnommé « le frère du Seigneur » (Ga 1, 19), qui dirige l’assemblée, Pierre et Paul. Cet événement, qui fixe le rôle de la loi et celui du Christ dans le salut, est essentiel dans la fondation de l’Église universelle, qui dépasse les simples juifs. Leurs destins vont alors se séparer pour se recroiser une dizaine d’années plus tard.En 64, Rome est incendié. L’empereur Néron, souvent soupçonné d’en être l’auteur, profite de la tragédie pour persécuter les chrétiens, déclarés coupables. « On livra aux supplices les chrétiens, sorte de gens adonnés à une superstition nouvelle et dangereuse », explique-t-il. 

L’évêque de Rome, Pierre, et Paul, qui se trouvent alors à Éphèse, sont arrêtés. Si la tradition chrétienne relie cet épisode à celui du Grand incendie, d’autres sources, comme la lettre de Clément de Rome, s’y opposent. Qu’importe, les deux apôtres comparaissent devant Néron, qui les condamne. Les deux hommes sont enfermés au Carcer Tullianum, légendaire prison qui a déjà neuf siècles, et qui a vu passer de célèbres prisonniers, comme Vercingétorix, après la prise des Gaules. Pierre et Paul périssent tous deux vers l’an 67. Selon un apocryphe, les Actes de Pierre, l’évêque de Rome refuse par humilité de mourir comme le Christ ; il est alors crucifié la tête à l’envers. Paul, lui, est décapité. Deux morts différentes, pour une même finalité : l’avènement de l’Église.

Τρίτη 21 Ιουνίου 2022

Le Royaume de Dieu c’est la présence du Christ


Orthodoxie à la Réunion - Communauté orthodoxe à l'île de la Réunion

Bulletin du mois de juin 2022 de l’Église Orthodoxe à Maurice

Paroisse orthodoxe de la sainte Transfiguration
Numéro
77, juin 2022

La Voix de l’Évangile

La communion des saints avec Dieu dans les siècles à venir, ce sont des choses que lœil na point vues, que loreille na point entendues, et qui ne sont point montées au cœur de lhomme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui Laiment (1 Corinthiens 2: 9). Ces choses  sont le Royaume de Dieu que le Christ nous a dit de cher cher par dessus toutes les choses terrestres : « Cherchez dabord le Royaume de Dieu… et toutes ces choses vous seront données pardessus » (Matthieu 6:33).

Quand larchange Gabriel annonça à la Vierge Marie la bonne
nouvelle quelle donnerait naissance au Seigneur, il lui dit :

Tu auras un fils, et tu le nommeras Jésus. Il sera grand, et sera appelé le Fils du TrèsHaut, et le Seigneur Dieu Lui donnera le trône de David, Son père. Il régnera sur la maison de Jacob [cestàdire sur ceux qui croient en lui] pour toujours ; et son règne naura pas de fin (Luc 1:3133). Par ces paroles, larchange Gabriel a lié le Royaume de Dieu à la personne de JésusChrist. Il est le Roi des fidèles et, par Son Incarnation, le Royaume de Dieu sest manifesté sur la terre.

« Questce que le Royaume [de Dieu] ? » demande le Christ, par lintermédiaire de saint Jean Chrysostome. Et Il répond : « Cest ma présence. » Les paroles de saint Grégoire Palamas ont une signification similaire : « Avant que la Parole de Dieu ne se fasse homme, le Royaume des cieux était aussi loin de nous que le ciel lest de la terre.
Mais quand le Roi des cieux est venu à nous et a été très heureux de sunir à nous, alors le Royaume des cieux sest approché de nous tous. »

De ces paroles des Pères porteurs de Dieu, nous concluons que le Royaume de Dieu est la vie près du Christ. Cest la vie conformément à la volonté de Dieu. Ainsi, puisque le Christ sest fait homme et a vécu avec nous, nous avons la possibilité de vivre avec Lui, cestàdire vivre dans le Royaume de Dieu.

Laffirmation du Christ que le Royaume des cieux est proche (Matthieu 4:17) est lannonce la plus joyeuse qui ait jamais été entendue. Cest pour cette raison que le récit de la vie et de lenseignement du Christ a reçu le nom dÉvangile, qui signifie « bonne nouvelle » : cest lÉvangile du Royaume (Matthieu 4 : 23). Le Royaume de Dieu cest lactualité de vivre, de bouger et davoir notre
être en JésusChrist et il commence déjà dans notre vie actuelle sur terre.
Christ a dit un jour à ses disciples : « Quelquesuns de ceux qui sont ici ne mourront point, quils naient vu le royaume de Dieu venir avec puissance. » (Marc 9 :1). Huit jours après avoir prononcé ces paroles, le Seigneur a été transfiguré sur le mont Tabor devant ses trois principaux disciples, leur montrant ainsi sa gloire incréée et leur révélant ainsi la réalité du Royaume de Dieu. De même, ceux qui vivent en Christ pendant cette vie passeront à la vie éternelle, et verront ainsi le Royaume de Dieu venir avec puissance.

Le Royaume de Dieu est venu avec lIncarnation du Christ, et nous y entrons par le repentir. Cest pourquoi saint Grégoire Palamas nous exhorte à « produire des fruits dignes de repentance [cf. Mt 3, 8], afin dhériter du Royaume des cieux »… La lumière qui ne se couche jamais brille sur nous; faisons notre chemin vers son éclat au moyen de bonnes œuvres. Le repentir ouvre la voie pour que le Royaume des cieux devienne létat interne de lhomme : « Le Royaume de Dieu
est au milieu de vous » (Luc 17 : 21).

Tiré de : Hiéromoine Gregorios, La foi orthodoxe, ladoration
et la vie, pages 8991, Mont Athos

Divine Liturgie

Jeudi 2 juin à 10h30 : Ascension
Épître : Actes 1, 112 ; Évangile : Luc 24,3653

Dimanche 5 : Les Pères du premier Concile

Épître : Actes 20, 1618, 2836 ; Évangile : Jean 17, 113

Samedi 11 à 10h30 : commémoration des défunts

12 : Pentecôte

Épître : Actes 2, 111 ; Évangile : Jean 7, 3752 ; 8, 12

19 : Tous les saints

Épître : Héb. 11, 33 12, 2 ; Évangile : Mat 10, 3233, 3738 ; 19, 2730

Du 20 au 28 : jeûne des saints Apôtres Pierre et Paul

26 : lappel des disciples

Épître : Rom. 2, 1016 ; Évangile : Mat 4, 1823

Mercredi 29 à 10 h. : St Apôtres Pierre et Paul

Épître : 2 Cor 11, 21 12, 9 ; Évangile : Mat 16, 1319

Sainte Transfiguration
GrandeRivi
ère NO
Ile Maurice

(derrière le garage Bala)

Divine Liturgie

Chaque dimanche à 9h30

Site WEB:

http://orthodoxchurchmauritius.org

Père Athanasios, tel.: 57 33 32 53

Email: p.athanasios@myt.mu

Père Ian, tel.: 52 57 90 53

Email: fr.ian@antiochian.org.nz

Πέμπτη 24 Σεπτεμβρίου 2020

Starets Silouane un moine du Mont-Athos: D'après la biographie du Père Sophrony (French) Album // The Life of st Silouan the Athonite in comic book

 


amazon.com

J'ai trouvé ce livre par hasard parce que le prénom de ma petite fille peut -être souhaité le jour de la Saint Silouane le 24 septembre
Ce starets Silouane né en en 1866 et décédé en 1938 a été canonisé en 1987 par l'église orthodoxe russe, simple moine, merveilleux moine "rempli de douceur" écrira Nicolas Vélimirolitch.. Les illustrations de Gaëtan Evrad faites à partir de documents de monastères sont magnifiques, très douces dans leurs coloris et formes;
C'est son histoire racontée en BD Il vit dans une famille pauvre paysanne mais croyante. Il a 4 frères et 2 sœurs et à l'âge de 4 ans lors de la visite d'un marchand il dit" quand je serai grand, j'irai chercher Dieu par toute la terre". Le temps passe il oublie cette parole. Il vit comme beaucoup, il est fort, un jour où il a un peu trop bu il se bat violemment. Un jour il fit un étrange rêve, il a entendu la voix de Marie.
Il changea de vie, il appris que Dieu pouvait pardonné même à un meurtrier ( il venait d'en rencontré un qui avait été pardonné par Dieu de son crime). Devenir moine lui revint en force. Il fit six années de service militaire . Il fut très estimé pendant son service militaire...je vous laisse découvrir la suite... IL a été canonisé en 1987 et présenté comme docteur apostolitique et prophétique de l'eglise et du peuple chrétien. 

In England

Voir aussi

Saint Siluan of Mount Athos - Three wonderful publications in Swahili, Kikuyu and Masai...
 
 
 
 

Τετάρτη 26 Αυγούστου 2020

SAINT PHANOURIOS, St Patron des choses perdues et Protecteur des prêtres (27 Août)


 
"Fête de Saint Phanourios. 27/09/2019 Bujumbura Burundi"
(d'ici & d'ici)
 

La Découverte
 
Lorsque les Hagaréniens gouvernèrent l'île de Rhodes, l'un des dirigeants souhaita reconstruire les remparts de la ville qui avaient été ravagés par les sièges du passé. Aux alentours de la forteresse se trouvaient plusieurs habitations en ruine, dont les Hagaréniens récupérèrent les pierres pour leur construction.
En creusant cet endroit pour le consolider, ils découvrirent une église particulièrement belle, qui était partiellement ensevelie sous les ruines. En creusant jusqu’au sol de l’église, ils trouvèrent de nombreuses saintes icônes, toutes pourries ou en triste état. Une icône pourtant était intacte : elle semblait en effet avoir été peinte le jour-même. Le hiérarque de ce lieu, du nom de Nil, un homme lettré et de grande sainteté vint lire l'inscription de l'icône, qui mentionnait : "Saint Phanourios".
Le saint est représenté tel un jeune homme, vêtu en soldat, tenant une croix dans sa main droite, à la partie supérieure de la croix il y a une bougie allumée. Tout autour de l'icône on peut voir douze scènes de martyre, qui montrent le saint devant le juge, au milieu d'une multitude de soldats qui le frappent à la bouche et la tête avec des pierres ; étendu sur le sol fouetté par les soldats ; nu écorché par des crochets de fer ; incarcéré dans un cachot ; à nouveau debout devant le tribunal du tyran ; brûlé avec des bougies, lié à un chevalet de torture ; jeté au milieu des bêtes sauvages ; écrasé par un grand rocher ; debout devant les idoles tenant des charbons ardents dans ses mains, tandis qu'un démon tout proche pleure et se lamente, et enfin debout au milieu d'une fournaise ardente.
A la vue des douze scènes représentées sur l'icône, le saint hiérarque perçut que le saint avait été un martyr. Aussitôt, une délégation fut envoyée aux dirigeants, leur demandant la permission de restaurer l'église. La demande fut rejetée. Alors, le hiérarque voyagea jusqu'à Constantinople où il obtint un décret habilitant à reconstruire l'église. Elle fut ainsi restaurée et peut être admirée à ce jour, en dehors de la ville.
 

Le Miracle
 
À une certaine époque l'île de Crète n'avait pas de hiérarque orthodoxe, mais un évêque latin, imposé par les Vénitiens qui occupaient l’île, qui avaient habilement refusé de permettre la nomination d’un nouveau hiérarque orthodoxe une fois le dernier décédé. Ce mauvais dessein présupposait selon eux que du temps leur serait ainsi laissé pour convertir les orthodoxes aux dogmes papistes. Si les hommes orthodoxes souhaitaient obtenir l'ordination, ils devaient aller à Cythère.
Il arriva ceci que trois diacres, quittèrent la Crète pour se rendre à Cythère pour y être ordonnés prêtres par l’évêque et lorsque cela fut accompli, ils retournèrent dans leur pays, les Hagaréniens les capturèrent en mer et les emmenèrent à Rhodes, où ils furent vendus comme esclaves à d'autres Hagaréniens. Les prêtres nouvellement ordonnés se lamentèrent sur leur malheur jour et nuit.
Mais à Rhodes, ils entendirent parler des merveilles opérées par St Phanourios Le Grand Martyr, et aussitôt ils firent une supplication fervente au saint, le conjurant avec larmes de les délivrer de leur amère servitude. Et ils firent ceci, chacun séparément, sans savoir ce que faisaient les autres, car ils avaient été vendus chacun à un maître différent.
D'une certaine manière ou d’une autre il se produisit qu’ils furent tous les trois autorisés par leurs maîtres à aller se recueillir dans l’église du saint. Par hasard, ils arrivèrent tous ensemble en même temps, ils se prosternèrent ainsi devant l'icône sacrée du saint, le suppliant de les délivrer des mains des Hagaréniens.
 
St Phanourios (Fanourios, Fanurius)
 
Puis ils repartirent, un peu consolés, chacun chez son propre maître, en espérant qu'ils obtiendraient miséricorde. C’est ce qui se produisit car le Saint qui avait écouté leurs supplications eut pitié de leurs larmes. Cette nuit-là il apparut aux Hagaréniens qui étaient les maîtres des prêtres en captivité, et leur commanda de permettre aux serviteurs de Dieu d’aller adorer Dieu dans son église faute de quoi cela pourrait entraîner une destruction terrible sur eux. Mais les Hagaréniens, pensant avoir affaire à de la sorcellerie, chargèrent les prêtres de chaînes rendant encore plus lourds leurs tourments.
Le Grand Martyr Phanourios alla à eux la nuit, les libéra de leurs liens, et les encouragea en leur disant que le lendemain, ils seraient libérés par tous les moyens. Il apparut alors aux Hagaréniens et, leur faisant de sévères reproches, leur déclara: «Si demain vous n'avez pas rendu la liberté à vos serviteurs, vous verrez la puissance de Dieu!" Sur ces paroles, le saint disparut. Le lendemain matin, dans les maisons tous se réveillèrent, aveugles, paralysés et en outre tourmentés par les affres les plus terribles.
Ils évaluèrent ce qui devait être fait, et décidèrent enfin de convoquer les captifs. Quand les trois prêtres misérables vinrent, ils leur demandèrent s'ils étaient en mesure de les guérir à quoi ils répondirent: «Nous prierons Dieu. Que sa volonté soit faite.»
Mais le saint apparut de nouveau aux Hagaréniens la troisième nuit, et leur dit: «Si vous n'envoyez pas à ma maison des lettres d'affranchissement pour les prêtres, vous ne retrouverez ni la santé, ni la lumière [la vue] que vous désirez ». Quand ils eurent à nouveau discuté avec leurs proches et leurs amis, chacun composa une lettre d'émancipation de son propre esclave, les lettres furent ensuite déposées devant l'icône du saint.
Avant même que les messagers envoyés au temple soient de retour, ceux qui auparavant étaient aveugles et paralysés, furent guéris, et s'émerveillant ils rendirent la liberté aux prêtres et les renvoyèrent dans leur patrie à l'amiable. Les prêtres, cependant, firent une copie de l'icône de Saint Phanourios et la prirent avec eux dans leur pays, ainsi chaque année la mémoire du Saint est-elle célébrée.

Le Fanouropita

Foto d'ici

Mais si Saint Phanourios est dignement fêté chaque 27 aout comme Grand  Martyr de l'Église il est aussi pour beaucoup et pas seulement les Chypriotes, le saint patron des objets perdus, il aide les gens à retrouver ce qui a été perdu que ce soit un objet précieux ou non... voire même la santé, ou le bonheur !
"Phanourios" vient du mot grec, «fanerono» (je révèle)
Si vous avez perdu quelque chose et que vous demandez de l'aide à Saint Phanourios, vous devez faire ensuite un Fanouropita (gâteau pour St Phanourios.)

Le gâteau cuit est apporté à l'église où il est béni par le prêtre de la paroisse.
Une fois béni, le Fanouropita est partagé et distribué aux fidèles de l'Église.

Voici la recette du Fanouropita :
1 tasse de sucre
1 tasse d'huile végétale
2 tasses de jus d'orange
3 / 4 tasse raisins secs clairs ou foncés
3 / 4 tasse de noix hachées
1 cuillère à café de bicarbonate de soude
1 c. à thé de vanille
4 tasses de farine

Battre le sucre et l'huile jusqu'à obtenir un mélange jaune crèmeux. Dissoudre le bicarbonate de soude dans le jus d'orange et verser lentement dans le mélange sucré. Ajouter les autres ingrédients et verser dans un moule graissé. Cuire au four à 180° pendant 45-50 minutes ou jusqu'à ce qu'un couteau inséré en sorte sans trace de pâte. Couper en carrés pour servir après sa bénédiction à l'église par le prêtre de la paroisse.

(Version française de Maxime le minime d'après http://www.serfes.org/lives/phanourius.htm)
 
ΕΛΛΗΝΙΚΑ ΕΔΩ  
 
Icône d'Agios Phanourios du temple historique de Saint Savvas dans la vieille Nicosie, qui est également le siège de la patriarcat d'Alexandrie à Chypre (à partir d'ici)
 
Le service divin dans le saint temple. Le patriarche d'Alexandrie bénit les fanouropites.
 

Τρίτη 12 Μαρτίου 2019

Les églises orthodoxes russes en Tunisie


Deux articles en ligne sur des églises orthodoxes en Tunisie ont été publiés récemment, l’un sur l’église orthodoxe russe de Tunis, de la Résurrection (photographie ci-dessus), consacrée en 1956 par saint Jean de Shanghai et de San Francisco, et l’autre sur l’église Saint-Alexandre-Nevsky de Bizerte, édifiée en 1937 et 1938.
This post is also available in: English (Anglais)
  
Découvrez l’histoire de l’Église orthodoxe russe de l’avenue Mohammed V!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer 

Située sur l'avenue Mohammed V de Tunis, l'église orthodoxe russe de Tunis est une église qui date des années 1950.  On vous fait découvrir l’histoire de cet édifice religieux!
Consacrée en 1956 par l’archevêque Jean Maximovic ou Saint Jean de Shanghai et de San Francisco de l’Église russe hors frontière pour l’Europe occidentale, l’église orthodoxe russe de Tunis, également appelée église chrétienne orthodoxe russe de la Résurrection, est l’un des édifices emblématiques de la ville de Tunis.
En passant devant, on remarque sa dissemblance avec le reste des bâtiments de l’avenue Mohammed V et de la ville de Tunis. Elle est effectivement une reproduction stylisée de l’église de l’Intercession-de-la-Vierge sur la Nerl située près de Moscou, en Russie.
L’église orthodoxe russe de Tunis a été érigée sur une propriété de la communauté des Russes Blancs. Durant les années 1950, deux communautés russes orthodoxes étaient déjà installées à Tunis et à Bizerte depuis les années 1920 lorsqu’une vague de réfugiés de la flotte de l’Armée blanche a débarqué en Tunisie.
Elle a remplacé le local de la Médina dans lequel se déroulaient les offices. Le projet de construction dirigée par l’architecte Mihail Fedorovic et l’ingénieur Vladimir Efimovic Lagodovskij, membres de la communauté des Russes blancs, a duré trois années.

Source : Juliette Hueber et Claudine Piaton (dir.), Tunis Architectures 1860-1960, Ed. Honoré  Clair (2016)

Saint Jean Maximovic de Shanghai et de San Francisco 
(4 juin 1896 - 2 juillet 1966)
 
Archimandrite Thomas
 
Réjouis-toi, Saint Hiérarque Jean,
toi qui allas vers tous les méprisés,
et tous les ignorés,
toi qui t’es approché
des enfants abandonnés et délaissés
pour les accueillir
et leur offrir ta protection.
  
 
Parler du Père Jean semble facile pour autant que l’on n’entre pas dans le détail des évènements de sa vie, car les actions miraculeuses et les lignes forces de sa passion évangélique et christologique étaient caractéristiques de sa vie unique et resplendissante. Mais combien difficile est-il, par contre, de s’efforcer de s’approcher de la profondeur exceptionnelle et de la ténacité inégalée qu’il déployait dans ses activités.
Pour la petite histoire il est toujours agréable de rappeler l’irritation de la noblesse, qui n’hésitait pas à s’adresser à la hiérarchie ecclésiale pour ordonner à ce « va-nu-pieds » d’évêque, de se chausser. Dans la plus parfaite obéissance Vladika accepta les chaussures qu’on lui offrit pour les emporter sous ses bras, déclenchant ainsi l’hilarité de certains mais surtout l’irascibilité d’autres qui n’y comprenaient rien.
Tout aussi plaisante est l’histoire de l’invitation à dîner qu’il avait reçue et où il avait été placé en tête de table, près de l’épouse de l’hôte qui s’était ornée les lèvres du rouge le plus flamboyant, alors qu’il était bien connu que Vladika avait une sainte horreur du rouge à lèvre. Il feignit ne pas réagir à cet éblouissant spectacle coloré mais au moment où la soupe fut servie, il la porta à sa bouche et la versa sur ses lèvres d’où elle dégoulinait dans sa barbe, la décorant ainsi de vermicelles. Soudain, la dame comprit la raison du comportement étrange de l’évêque et s’empressa, aussitôt, d’essuyer son rouge à lèvre, sur quoi l’évêque poursuivit normalement son repas.
Il n’avait nullement l’intention de se rendre intéressant, ce qu’il faisait, en revanche, c’était de rendre l’assistance attentive à l’importance de vivre sa vie en Christ ; il voulait être un véritable évêque, un berger pour son troupeau, un père pour ses prêtres, un successeur et épigone du Christ, le Bon Pasteur. Et nous savons tous que Vladika Jean fut cet évêque, une icône en chair et en os de son Maître.
 
Après son sacre, dans sa première homélie comme évêque, il témoigna en paroles de ce qu’il ferait, magistralement, en actes plus tard : il aspirait à se donner à sa tâche corps et âme, afin de, pour reprendre ses propres paroles, achever la mission du Christ : Le Christ est descendu sur la terre pour rétablir en l’homme l’icône de Dieu qui avait été dénaturée ; pour appeler les hommes afin de les ramener à l’unité. Il appartient au berger de renouveler et d’éclairer les hommes. Que peut-il y avoir de plus grand que de recréer la Création de Dieu ? Que peut-on offrir de mieux à son prochain que la préparation à la vie éternelle ? C’est de cela, précisément, qu’il avait fait sa mission : ouvrir à tous les portes du Royaume de Dieu, sans distinction de race, de couleur ou de langue, en disant : Pénétré de l’universalité de l’Eglise, le soin du berger ne saurait se limiter aux seules brebis qui lui ont été confiées, mais il doit porter les yeux de son cœur sur la totalité de l’Eglise du Christ.
Vladika Jean n’appréciait pas le luxe, ni la pompe ni l’éclat. Jamais il ne s’y était associé en donnant pompeusement des ordres depuis les hauteurs de son trône épiscopal. Jamais il ne cherchait à se faire remarquer ou à impressionner, il s’opposait violemment à pareil comportement. Il avait en horreur ceux qui jouent la comédie et il ne supportait pas les ecclésiastiques paradant à l’autel. La vanité dont un éventuel évêque ou archimandrite pouvait se rendre coupable déclenchait inévitablement une réaction ferme de la part de Vladika Jean. Dans ce contexte, le récit cocasse suivant est d’ailleurs bien connu : un évêque que je ne nommerai pas était tellement fier de sa nouvelle mitre que Vladika se rua sur lui et la lui enfonça de ses deux mains jusqu’au narines… la petite taille de Vladika et l’imposante stature de ce grand évêque ne faisait qu’ajouter au tableau… L’évêque était ainsi obligé de continuer à célébrer l’office à l’autel littéralement à « l’aveuglette », aveuglé qu’il était de vanité. Pour Vladika Jean, il n’y avait pas de place pour les honneurs humains ou l’orgueil à l’autel où l’on servait Dieu. Il était toujours et partout un serviteur de Dieu et le vivait humblement tous les instants de sa vie. C’est précisément cela qu’il cherchait à enseigner à tous les chrétiens, et en premier aux prêtres, car tous ceux qui se trouvaient, se trouvent ou se trouveront devant l’autel du Christ s’y trouvent en Son Nom et non en leur nom.
 
Il abhorrait tout signe d’autorité et défendait l’orthodoxie vraie telle qu’il l’avait pratiquée et vue pratiquée, et voulait transmettre ce savoir à tous ceux qu’il rencontrait, où que ce soit, dans tous pays ou régions, partout où il passait. Il définissait sa mission à Shanghai ainsi : «C’est pour cela qu’on m’envoie en Orient, dans les contrées dites du soleil levant, mais qui ont surtout besoin du rayonnement spirituel du Soleil de Justice. » Annoncer le Christ en paroles, et humblement le prendre en exemple dans ses propres agissements étaient son but, sa mission sur terre. Rien ni personne ne pouvaient l’en détourner
Le Christianisme véritable ne se résume pas à des considérations intellectuelles mais doit être le cœur de la vie. Le Christ n’est pas descendu sur terre pour donner aux hommes des connaissances nouvelles, mais pour les appeler à une vie nouvelle. Son ascèse et sa vie de prière en étaient des exemples vivants et atteignaient une profondeur inimaginable selon les normes modernes. Vladika ne dormait jamais plus de deux heures par nuit, et jamais dans un lit, soit dans une chaise, soit à genoux devant les icônes. Le reste du temps il priait, car son cœur était tellement grand qu’il vivait la douleur ou la tristesse que les fidèles lui confiaient dans ses propres entrailles. Il n’est donc pas surprenant que Dieu l’ait glorifié par des signes extérieurs visibles. Pendant la proscomédie à laquelle il consacrait toujours énormément de temps, il lui arrivait d’être tellement pris par la prière qu’il s’élevait d’un demi mètre au dessus de la terre sans même qu’il ne s’en rendît compte. En célébrant la Divine Liturgie il lui arrivait souvent d’être illuminé de la lumière incréée à la plus grande stupéfaction de nombreux fidèles bien sûr.
 
Tout aussi remarquables étaient son amour pour l’homme et sa confiance en Dieu.
Dans une allocution il disait : «Dans son souci du salut des âmes, un berger ne peut ignorer les inévitables besoins physiques de l’homme. Il ne devrait pas être permis de prêcher l’Evangile sans effectivement manifester de l’amour. »
Ce n’était pas parce qu’il était évêque qu’il aurait renoncé à se rendre dans les quartiers les plus mal famés et les ruelles les plus sombres de Shanghai pour aller à la recherche de bébés abandonnés dans les immondices, ou d’enfants handicapés ou mutilés rejetés de la société. Il les accueillait tous dans son cœur, et un grand nombre aussi dans son orphelinat. On pourrait même dire qu’il est miraculeux qu’il n’ait pas été assassiné dans ces endroits qui ne connaissaient pas le luxe de l’électricité ; en effet, c’étaient des endroits obscurs, au propre et au figuré, où se passaient des choses qui ne supportent de toute façon pas la lumière.
Peut-être pensait-on que ce petit homme courbé qui déambulait dans les rues de Shanghai était un pauvre petit évêque dépravé à la recherche de quelque bibelot qu’il vendrait pour avoir de l’argent avec lequel s’acheter de l’alcool ou de l’opium. Les prêtres de l’époque auront sans doute également trouvé ce comportement particulièrement choquant. Mais j’ai quand même beaucoup de peine à comprendre qu’il puisse y avoir eu des prêtres qui n’appréciaient pas leur évêque, pire même, qui voulaient sa mort. Mais comment se peut-il donc, que des personnes qui prétendent annoncer et expliquer l’Evangile à l’Eglise, se permettent, pendant la Nuit Pascale, d’ourdir des complots afin d’empoisonner Vladika Jean en mélangeant du poison au vin qu’il utiliserait pour nettoyer le calice, lui, qui était un Evangile vivant, mais en tous points identique à celui que ses détracteurs proclamaient pompeusement ?
Mais il s’attendait à ce genre d’avatars lorsqu’il disait : La tâche d’un berger n’est pas facile, car il doit lutter contre la nature de l’homme contaminée par le péché; souvent il se heurte à l’incompréhension, ou à l’opposition délibérée, voire à la haine de ceux qu’il aime et qu’il essaie de secourir. Le sens du sacrifice de soi, l’amour qu’il porte à son troupeau doivent être incommensurables.
Vivre réellement et foncièrement l’Evangile dans ces proportions radicales là, ne plaît sans doute pas trop à l’homme parce que cela le force à réfléchir et à méditer sur ses propres actes. Pareille introspection interpelle la conscience et suscite des interrogations et des défis que l’on préfère esquiver. Des déclarations grandiloquentes et ronflantes à propos du « multiculturalisme » et de « l’inter religiosité » ne lui étaient pas réservées. Seul comptait son amour chaleureux et cordial pour ceux qui étaient marqués par la vie ou ployaient sous la tristesse et l’échec. C’est à eux que s’adressaient toute son attention et ses soins, sans distinction de race, de couleur, de sexe, d’origine, ou de confession. Entendons ses propres paroles : Le berger doit sentir la douleur de ses brebis. Sa vie ne lui appartient pas, il doit être capable de subir toute vexation ou persécution, voire la mort, pour les guérir..
 
Quand Vladika Jean agissait, il le faisait dans la plus grande simplicité, comme simple serviteur de Dieu. Lorsqu’un jour il alla, au vu et au su de tout le monde, dans un grand hôpital de Shanghai, il s’y rendit d’abord, à la consternation générale, dans une chambre où une mère juive soignait son fils qui fut guéri par la prière de Vladika, sans qu’il ait tenu compte de la confession de cette personne. Pour Vladika Jean, toute personne, quelle qu’elle soit, était un enfant de Dieu et une icône du Christ. Là où régnait la misère, il était le premier arrivé pour apporter réconfort et consolation. L’Archevêque Jacques, de bienheureuse mémoire, racontait comment, lors du retour de Vladika Jean aux Etats-Unis après une tournée en Europe, il refusa obstinément de prendre la route de l’aéroport de Schiphol où l’avion était prêt pour le départ, pour aller, à la stupéfaction générale, au chevet d’un mourant inconnu dont il avait entendu intérieurement l’appel à l’aide. Le Père Adrien lui dit : « Vladika, vous allez rater l’avion ! » D’un mouvement brusque, il se retourna et répondit sèchement : « Est-ce que c’est vous qui assumerez les conséquences s’il devait mourir …? » Vladika s’est donc rendu à l’hôpital, a prié et entendu la confession du mourant. L’avion, toujours prêt pour le départ, n’a décollé que lorsque Vladika Jean s’était enregistré et était monté à bord.
Vladika Jean répondait aux besoins des hommes et ne permettait jamais que la moindre préoccupation sociale empêchât un prêtre de remplir ses fonctions ecclésiales. A son esprit étaient toujours présentes ces paroles de l’Ecriture Sainte : « Il ne convient pas que nous délaissions la parole de Dieu pour le service des tables. » ( Actes 6,2)
Très chers frères et sœurs, la vie de Vladika Jean est truffée de scènes miraculeuses qui faisaient et font encore toujours le tour du monde, même sur l’internet maintenant. Exemplaires et réputés étaient l’élan foncièrement chrétien et la passion évangélique de son parcours de vie : une vie d’humilité dans son amour énorme et à la fois noble pour Dieu, pour l’homme, et pour la vérité de la Foi Orthodoxe. N’est-il pas regrettable que ceux qui suivent son exemple soient si rares?
 
L’église orthodoxe Russe Saint-Alexandre-Nevski de Bizerte, un chef d’oeuvre architectural remarquable!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer 

Edifiée vers la fin des années 1930, l’église Saint-Alexandre-Nevski ne passe pas inaperçue dans la ville de Bizerte grâce à son architecture remarquable. On vous fait découvrir l’histoire de cet incroyable bâtiment!
Située à Bizerte, l’église Saint-Alexandre-Nevski est une église dépendant de l’Église orthodoxe russe édifiée entre 1937 et 1938. C’est en souvenir de l’escadre russe que cette église fut construite suite à l’autorisation des autorités françaises en 1936. Le projet de construction a été confié au colonel du génie N.S. Soukharjevski et l’église a été dédiée à saint Alexandre Nevski.
Construite en style néo-russe, l’intérieur de cette église est aussi splendide que son extérieur. On y trouve une plaque de marbre où sont gravés les noms des navires de l’escadre russe de Bizerte. Les portes royales de l’iconostase sont recouvertes du drapeau de Saint-André, emblème de la marine impériale russe.
Restaurée après la Seconde Guerre mondiale, cette église fut abandonnée pendant quelques années lors de l’indépendance de la Tunisie en 1956. En effet, à l’exception des deux services célébrés à Noël et à Pâques, l’église a été laissée à l’abandon car la plupart des paroissiens russes ont quitté la Tunisie à cette époque.
Mais à partir de la fin des années 1980, la vie paroissienne reprend petit à petit avec le retour des épouses de Tunisiens originaires de Russie, de Biélorussie ou d’Ukraine qui se sont installés dans les environs de l’église.
En 2006, le Conseil municipal de Bizerte a décidé de baptiser la place devant l’église du nom d’Anastasia Manstein-Chirinsky qui fut officieusement à la tête des paroissiens pendant de nombreuses années et la dernière survivante de l’époque de l’escadre russe.

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