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Παρασκευή 5 Οκτωβρίου 2018

Mayotte - History and Ethnic Relations

 
Everyculture.com / Mayotte
 
Emergence of the Nation. 
 
Inhabited in the eighth century and organized into chieftainships and then a sultanate that often was threatened by Nzwani, Mayotte became a French possession in 1841, after a period of Malagasy raids and the violent seizure of power by a succession of usurpers. At the outset a sugar colony and then the administrative center of the archipelago, Mayotte lost that distinction in 1958, when the capital was moved to Moroni (Ngazidja). When the Comoros gained independence in 1975, Mayotte chose to remain French to benefit from French development funds, which residents feared it would no longer receive.  
National Identity. There is a common desire to remain French in order to preserve social equality and receive financial aid. However, Mahorans feel that they share in Comorean culture along with certain Malagasy traits and are united by their practice of Islam. This explains their reluctance to abandon their individual status under local (Islamic) law. Their French identity as an overseas collectivity is somewhat precarious: The status of the island within the French republic is considered provisional and will be reviewed in 2010.
 
Ethnic Relations. Mahorans, who have family ties to the inhabitants of the other Comorian islands, especially Ndzuani and the northeastern part of Madagascar, are faced with immigration from the neighboring islands (officially 26,000 Comorians and 1,500 Malagasy), where the standard of living is lower. From Ngazidja, men come to marry Mahoran women to obtain French citizenship and gain the right to enter France. Poor farmers from Nzwani arrive clandestinely. Despite this migratory pressure, violent social reactions are rare.
People from France, called wazungu (singular, mzungu), make up 4 percent of the population. They work mainly in the municipal administration and are in a position of authority. A different lifestyle, a higher economic level, and a lack of understanding of the local languages reinforce their separation from Mahorans.
 
Urbanism, Architecture, and the Use of Space 
 
The typical two-room house is built of cob (earth mixed with rice straw), coconut fronds, or raffia. A program of social housing put in place in 1975 encourages the construction of houses made of earthen bricks and cement painted in bright colors: Sixty-five percent of the population lives in houses made out of solid materials and 75 percent of houses have electricity. Televisions are more numerous than refrigerators. The dwellings of bachelors (banga), built and occupied by themselves, are decorated with painted murals done by adolescents.
The mosque and the royal tombs from the sixteenth century in Tsingoni, the capital of the sultanate, have been restored. Some sugar factory chimneys from the nineteenth century, a reminder of the colonial period, also have been preserved.

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Orthodox Mission in Tropical Africa (& the Decolonization of Africa)
How “White” is the Orthodox Church?  

The Kingdom of Heaven, where racial discrimination has no place   
The Sins of a Nation
«African needs to be helped, to find his divine roots, for his soul to be at peace, to become united with God...»
The Orthodox African Church (Patriarchate of Alexandria) denounces the exploitation of Africa by contemporary colonialists
Grace and “the Inverted Pyramid”
The Passion of Jesus Christ and the Passions of Africa

A Greek saint, who went from village to village, compared the ancient wisdom of the Orthodox Christians with the culture of the West
 

Le Journal de Mayotte


Voir ici


Fr.wikipedia.org / Mayotte 
 
Mayotte (appelée aussi Maore en mahorais3) est un ensemble d’îles situé dans l’archipel des Comores, lui-même situé dans le canal du Mozambique et dans l’océan Indien. Mayotte est constituée de deux îles principales, Grande-Terre et Petite-Terre, et de plusieurs autres petites îles dont Mtsamboro, Mbouzi et Bandrélé.
Officiellement nommée département de Mayotte, Mayotte est un département d'outre-mer4 français et une région ultrapériphérique de l’Union européenne. Son code départemental officiel est « 976 »5. Le chef-lieu de jure est Dzaoudzi6, même si dans les faits le siège du Conseil départemental et les services administratifs de la préfecture sont tous deux à Mamoudzou, ville la plus peuplée de Mayotte.
En 2017, la population de Mayotte est de 256 518 habitants2 (contre 212 645 habitants en 20127) répartie sur 376 km2. Elle a ainsi la plus forte densité de population de la France d’outre-mer, avec 682 hab./km2 en 2017 (565 hab./km2 en 2012), mais aussi le plus fort taux de fécondité avec plus de cinq enfants par femme en moyenne et le plus fort taux de pauvreté (84 %). Ses habitants sont appelés les Mahorais.
Mayotte est achetée par la France en 1841. En 1886, le reste de l’archipel composé de la Grande Comore, Mohéli et Anjouan forme un protectorat sous la direction du gouverneur de Mayotte. En 1958, l’administration quitte Dzaoudzi (à Mayotte) pour Moroni (en Grande Comores), cela provoque le mécontentement des Mahorais. Le Congrès des notables se réunit et réclame la départementalisation. Dans les années 1960 et 1970, Zéna M’Déré et le mouvement des chatouilleuses militent pour l’arrimage définitif de Mayotte à la République française. En 1974, la France organise, sur l’ensemble de l’archipel des Comores, un référendum pour décider d’une éventuelle indépendance, mais les Mahorais votent pour le maintien au sein de la République française. Un second référendum est organisé uniquement à Mayotte en 19768,9, qui confirme ce choix. Néanmoins l’Union des Comores revendique toujours la souveraineté sur Mayotte10. À la suite du référendum local de 2009, Mayotte est devenue département et région d’outre-mer (DROM) à assemblée délibérante unique : le Conseil départemental exerce également les compétences d’un conseil régional en 201111. En 2014, Mayotte change également de statut au niveau européen, devenant une région ultrapériphérique, et fait depuis partie de l’Union européenne

Mayotte et ses femmes dans l’histoire


Anne Perzo-Lafond
Le Journal de Mayotte
DomTomNews


Où sont les hommes ? C’est ce que l’on pourrait dire à l’issue de la conférence qui se tenait ce samedi matin à Pamandzi. Ce sont en effet les femmes qui ont surtout fait, et défait, l’histoire de Mayotte. Zena M’dere, qui était mise à l’honneur sur l’ensemble du week-end, Bwéni M’titi, Zaïna Méresse, Coco Djoumoi, Zakia Madi, n’ont pas été là par hasard…
Les femmes de l'Histoire mahoraise honorées ce week-end
Les femmes de l’Histoire mahoraise honorées ce week-end
C’est la première fois que Mayotte offre une telle plage à son Histoire en dehors de la sphère confinée de ses chercheurs et des revues spécialisées. C’est donc un événement médiatisé qui était proposé à la population mahoraise à Pamandzi, une population toujours en quête d’identité, partagée qu’elle est entre une départementalisation acquise par les aînés d’un côté, et de l’autre, des frères et sœurs comoriens qui frappent quotidiennement à sa porte. On deviendrait schizophrène pour moins que ça !
Mayotte pourrait d’ailleurs le devenir si le témoin n’est pas transmis : « la connaissance de ce qui a nourri notre histoire permettra une meilleure compréhension de nos choix politiques », expliquait au micro Daniel Zaïdani, président du Conseil général qui a initié cette démarche, et qui le prouve : « sur Facebook, une jeune fille trouvait étonnant qu’on ait donné à l’amphidrome le nom de sa rue… elle n’avait manifestement jamais entendu parler de Georges Nahouda ! ».
Une conférence-débat, une exposition, une pièce de théâtre, un Maoulida ya shengué jusqu’à l’aube… rarement l’Histoire aura été à ce point honorée sur l’île.
Il faut dire que cette Histoire avec un grand H, on nous répète que ce sont les chatouilleuses qui l’ont menée… pas très sérieux donc à première vue ! Les écrits, désormais figés dans une brochure tirée à 10 000 exemplaires, prouvent le contraire.

Un territoire déshérité

Soibahadine Ibrahim et Abdoul-Hafar Magoma Antoissi
Soibahadine Ibrahim et Abdoul-Hafar Magoma Antoissi
C’est l’ancien sénateur, Soibahadine Ibrahim qui la retrace et parle de la modestie de ce territoire des Comores, « en retard même », qui ajouté aux dissensions inter-îles, créera un terrain fertile aux idées de rattachement des Mahorais à la France.
Le transfert de la capitale de Dzaoudzi à Moroni (Grande Comore) déstabilise la société : l’exode des fonctionnaires polygames mahorais incite les femmes restées seules à « transgresser certains usages pour rompre avec leur statut de mère au foyer, d’épouses fidèles ». D’autre part, les boutiques se vident de leurs denrées, « on ne trouvait plus de sucre, de sel, de savon ».
Les femmes demandent alors à parler au président du Conseil de Gouvernement des Comores, Saïd Mohamed Cheïkh qui se déplace à Mayotte pour s’entretenir avec Zéna M’déré. Mais l’échange tourne court, « des propos cavaliers ayant été tenus par le dignitaire comorien » et Zéna M’déré lui reprochant de dépouiller l’île : « le peuple de Mayotte ressemble à un troupeau de chèvres abandonnées ».

Un combat gagné par des acteurs désintéressés

Le docteur Martial Henry
Le docteur Martial Henry
La situation dégénère avec l’arrivée d’une foule en colère, Saïd Mohamed Cheikh s’enfuit, jurant de ne plus jamais mettre les pieds à Mayotte. Le Mouvement des femmes bascule en organisation politique militante.
Ainsi, chaque ministre ou membre du gouvernement en déplacement subira la même torture, la chatouille : « les femmes commençaient à l’entourer en se plaignant en paroles, puis les doigts et les mains s’enhardissaient, allaient vers les côtes. Très vite l’homme se tordait en essayant de se protéger comme il pouvait ».
Un combat abouti en 2011 par la départementalisation de Mayotte, « 53 ans après », mais bien peu de femmes sont au pouvoir pourtant. Zéna M’déré en avait donné son interprétation : « nous nous sommes battues pour nos enfants, et ce sont eux qui sont au pouvoir maintenant ».
Parmi eux, le docteur Martial Henry, qui témoignait de son engagement dans l’accompagnement de la volonté de la population à devenir française : « je ne l’ai jamais fait pour m’enrichir personnellement et j’avais compris ce que signifiait être français : adhérer à une culture qui mangeait du porc et qui était majoritairement catholique ».

La politique, un milieu masculin

Daniel Zaidani qui a impulsé cet hommage
Daniel Zaidani qui a impulsé cet hommage
Lors de la conférence-débat, d’autres femmes témoignaient : « Nous n’osions pas nous présenter à des élections, prendre la parole en public. Et même, beaucoup d’entre nous ne font pas confiance à d’autres femmes »… des interventions qui interpellent à la veille des élections départementales qui vont voir 13 conseillères générales tenir la dragée haute à leurs alter égo masculins !
Car si, comme le faisait remarquer le professeur d’histoire Abdoul-Hafar Magoma Antoissi ces chatouilleuses étaient clairvoyantes, « et délaissant leurs plaisirs personnels contrairement aux hommes », un intervenant faisait remarquer que les femmes mahoraises n’étaient pas préparées à cette entrée brutale dans un milieu politique masculin, « comment vont-elles encaisser les attaques personnelles ? Elles ne vont pas se retrouver autour d’un verre comme les hommes ! Un temps d’apprentissage sera nécessaire », conclut-il.
Un grand pan de l’histoire Mahoraise vient d’être explorée. Le sera-t-elle jusque dans les classes pour que les jeunes puissent se doter d’une identité ? « Oui, quand on aura aussi écrit l’histoire vue par les opposants à la départementalisation », lançait un participant.

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