Πέμπτη, 14 Δεκεμβρίου 2017

LE GRIFFON


Foto d'ici

Un citadin se promenait dans le centre-ville avec un bon ami venu d’un village très éloigné. Il était midi et les rues étaient remplies de gens. Les voitures klaxonnaient, on entendait les sirènes des ambulances et les bruits des voitures: voilà les sonorités de la cité qui les assourdissaient. 
Soudain, le villageois dit à son ami : 
-J’ai entendu une cigale ! 
– Cela n’est pas possible dans ce vacarme! a répondu le citadin. 
– Mais j’en suis sûr, j’ai entendu une cigale! 
– C’est une folie! a répondu son ami. 
Le villageois a écouté un moment avec attention, et puis il a traversé rapidement la rue vers une zone verte avec quelques arbres. Il a cherché autour et sous les branches et il a trouvé le petit grillon! Son ami est resté étonné. 
– C’est incroyable! Il faut avoir une ouïe surhumaine! 
– Pas du tout. Mes oreilles sont très semblables aux tiennes. Tout dépend de ce que tu écoutes avec elles.
– Mais c’est impossible ! Moi, je ne pourrais pas ouïr un griffon en ce bruit! 
– Cela dépend de ce qui est important pour toi, répondit-il immédiatement. Permets-moi de te montrer quelque chose 
Il a mis la main dans sa poche et il en a extrait quelques pièces de monnaie et il les a laissé tomber discrètement sur le trottoir. 
Alors, en dépit du bruit assourdissant de la cité, ils ont remarqué que tous les gens dans un rayon de cinq mètres ont tourné la tête, en regardant vers le bas  [pour voir] si l’argent tombé était le leur. 

D'ici

– Est-ce que tu comprends-ce que je veux dire? Tout dépend de ce qui est important pour toi-même!  Ecoutant jour après jour dans les média des « nouvelles » politiques et/ou diverses tragédies, catastrophes, etc. l’oreille, qui est le prolongement de notre cerveau se fixe sur tout ce qu’il est mauvais (voir l’arbre biblique du bien et du mal). De cette manière on nous induit la PEUR ! Graduellement nous devenons impuissants, craintifs envers l’avion, le froid, le vent, les aliments, les infections, envers les gens d’autour de nous etc. Et, ce qu’il est le plus grave, envers nos sentiments. 
La réponse est: en écoutant ces prétendues « informations » qui, en fait sont poussière pour nos oreilles, nous sommes pris au piège ! Nous commençons à croire que l’atmosphère sociale est pesante, que les gens sont méchants, que nous vivons dans un monde plein d’incertitudes, qu’il est difficile d’avoir de la confiance dans les gens, etc. et pendant tout ce temps, les cigales chantent, les feuilles des arbres frémissent, les ruisseaux murmurent et nous… nous ne les écoutons plus ! 

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